
FONTAINE A VIN AUX GRANDS BUFFETS
"Et si vous partiez sans payer le vin ?" dit la pub. À Narbonne (11), le patron des Grands Buffets innove en offrant la bouteille dégustée à table pour l’achat d’un carton de six.
L’occasion de tester ce restaurant réputé du Narbonnais, gargantuesque par son offre qualitative, tant en vins qu’en restauration.
Il avait déjà défrayé la chronique en 2008 en proposant l’intégralité de sa carte des vins au prix caveau.
Louis Privat fait à nouveau parler de lui, avec une offre encore plus alléchante : depuis mars, la bouteille dégustée à la table des Grands Buffet
s est offerte pour l’achat d’un carton de six bouteilles du même cru.
Bien connu pour sa fontaine à chocolat, ses desserts incroyables (on trouve dans ce temple de la gastronomie régionale des Paris-Brest,
des fondants au chocolat, des pâtisseries arabes, des tartes tatin, etc.), ses salades, sa profusion de poissons, de viandes braisées
et brochées (gibiers, cochons de lait, volailles mis en scène dans l’immense rôtisserie panoramique à même la salle),
les Grands Buffets servent 240 000 couvert par an.
Côté vins, Louis Privat peaufine son offre avec une carte où figurent plus de 120 références proposées au prix caveau : des cuvées provenant exclusivement du Languedoc-Roussillon, primées ou sélectionnées par les guides spécialisés (Parker, Hachette, Bettane & Desseauve). Désormais, il tourne son offre vers le vin au verre (déjà 20 références en grands crus, prochainement 50).
Dans son Private Bowling Pub, en sous-sol du restaurant, Louis Privat inaugure les « Afterwork » tous les jours, de 18h à 21h.
Pour « lancer en région la mode très anglosaxone des apéritifs », le restaurateur fait appel à une technologie de pointe. Depuis quelques semaines, les clients du pub peuvent déguster de grands crus au verre avec « l’armoire à vins » : une vitrine de conservation qui permet de maintenir intactes les bouteilles entamées, grâce à l’azote alimentaire.
Cette prouesse technologique, qui a coûté 40 000 € d’investissement, permet de déguster au verre un Domus Maximus Massamier la Mignarde (élu meilleur vin du
monde en 2005 par le Wine International Challenge) au milieu d'un large choix de grands vins. « La nouveauté, c’est que le client se sert lui-même sur la base de cartes prépayées à la caisse. C’est technologiquement très innovant, la durée de vie d’un vin est très courte, pour tenir un tel challenge, il faut avoir beaucoup de volume, être connoté restaurant à vins, de qualité, etc. », détaille Louis Privat.
En libre-service, 16 crus régionaux, trois dosages (à 3 cl, à 12,5 cl et 22,5 cl) et des verres entre 3,60 et 7,60 €. Sophie Veyrat, l’œnologue maison recrutée il y a quelques mois, a organisé la vitrine en quatre grandes familles : « les vins faciles à boire, croquants au fruit comme le Château Le Bouis cuvée K ; les vins délicats avec une touche féminine ; les vins racés aux senteurs de garrigue et les vins charpentés avec un bouquet intense (L’Hospitalet de Gérard Bertrand, ou la cuvée Juliette du domaine de Gabelas). »






